Cameroun : L’épidémie de Choléra continue de se répandre dans le pays

Déclarée officiellement au mois de mai 2010 (même si certains journalistes en parlaient déjà un mois avant), la pire épidémie de choléra qu’ait connu le Cameroun en 10 ans, ne cesse de progresser.

Après la région de l’extrême nord, où les tous premiers cas ont été décelés, elle s’est répandue peu à peu dans les régions du Nord, et de l’Adamaoua ; puis du Centre, du Littoral et l’Ouest, où quelques cas ont été décelés récemment également. Ce qui fait un total de six (06) régions touchées sur les dix (10) que compte le pays.

Jusqu’ici, le bilan officiel restait de 421 morts déclarés et plus de 6 000 personnes infectées entre les mois de Mai et Août, même si certains médias parlaient de plus de 600 morts sur cette même période.

Toutefois, force est de reconnaître les nombreux efforts menés par le Gouvernement, notamment en ce qui concerne les campagnes de sensibilisation des populations, sur les risques qu’ils encourent, et surtout, sur les précautions à prendre pour éviter d’attraper la maladie. Des campagnes qui bien sûr, aux yeux d’une certaine opinion, arrivent trop tard, l’épidémie étant déjà déclarée. Mais, comme le disent certains : « Mieux vaut tard que jamais non ? »

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Où en est le Cameroun avec ses Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’aube 2015 ?

A cette question, nombreux sont les camerounais qui ne sauraient quoi répondre. Les autorités pour la plupart, seraient embarrassées, tant le sujet ne semble pas les préoccuper plus que çà. Du moins en apparence. Et à l’heure où les Nations Unies envisage de se rencontrer ce mois de septembre 2010 pour évaluer les « avancées » de chaque pays au cas par cas, il y’a lieu de s’interroger sur le cas du Cameroun.

A ce sujet, le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (CNUDH) en Afrique centrale, situé au quartier Bastos à Yaoundé, organisait pour la deuxième fois, un carrefour littéraire, dont le thème retenu était : « Réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement : Une approche fondée sur les droits de l’homme ». Sans surprise, des membres du gouvernement prenaient part aux différents échanges et la rencontre a été ponctuée par diverses interventions, dont celle qui a le plus retenu mon attention, à savoir, l’intervention de Mr Idrissou YAP, Chef de la Cellule du Développement Humain au Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). Et, en sa qualité de représentant, dudit ministère, il a reconnu que « Sur les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement, le gouvernement camerounais a réalisé des efforts notables dans le domaine de l’éducation primaire pour tous et, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ».

Ainsi, en ce qui concerne les 2e et 3e OMD, quelques avancées sont à noter, même si pour le reste, la situation jusqu’ici, n’a pas de quoi faire sourire. Car, non seulement « la santé maternelle s’est dégradée.», mais aussi « Le taux de mortalité a cru pendant les 10 dernières années ». Des problèmes qui, selon le Chef de la Cellule du Développement Humain du Minepat toujours, découlent de la crise économique de 2008 qui, ayant frappé la plupart des partenaires étrangers du Cameroun, les a contraints d’une certaine manière, à réduire leurs budgets de financement de projets visant à réaliser la plupart de ces OMD.

Est-ce donc à dire, que tout ira mieux pour le Cameroun, quand cette fameuse crise économique de 2008 sera entièrement passée ? Je m’interroge….

Un monde meilleur est-il encore possible sans Internet ?

« L’illettré du 21e siècle sera celui qui ne saura pas se servir de l’outil informatique », entend-on dire ici et là depuis quelques années. Il y’a quelques années justement, je ne savais pas ce qu’était Internet. C’est à peine si je savais allumer un ordinateur d’ailleurs. Puis, il a fallu qu’un jour, feuilletant un magazine dans la bibliothèque de la municipalité où je vivais à l’époque, je découvre une adresse électronique portant un signe qui m’intrigua et suscita soudain, mon intérêt pour l’informatique. Ce signe ressemblait étrangement à la lettre « a » de l’alphabet français, que je reconnaissais bien, mais bizarrement, il était doté d’une longue queue qui l’entourait. J’essayai tant bien que mal, de recopier ce signe, que je fis examiner par mon frère aîné, qui m’expliqua de quoi il s’agissait en fait. « Il s’agit de l’arobase » m’avait-il dit avant de m’expliquer ensuite, son origine et son importance, dans notre cher monde en ce 21e siècle. Un simple signe parmi tant d’autres certes, mais le symbole de ce qui allait révolutionner ma vie. Car, ce jour-là, je décidai de faire désormais partie de ces « happy few », ces personnes considérées comme des citoyens du monde.

Il est clair qu’aujourd’hui, le monde se veut de plus en plus être une sorte de village global. Et nul ne doute qu’Internet fait désormais partie des nombreux vecteurs de cette mondialisation . On le sait, c’est l’un des rares lieux (même si virtuel), où l’on arrive encore à jouir d’une liberté totale (bien qu’une certaine censure existe encore dans de nombreux pays), de s’informer, de partager, de communiquer et d’être connecté au reste du monde à tout moment.

La toile pourrait apparaître à bien des égards tant comme l’origine que la solution, pour bon nombre de problèmes auxquels nous, êtres humains des temps dits modernes, sommes confrontés aujourd’hui, s’accorde-t-on à dire. Car, qu’il s’agisse de diffusion, de partage et/ou d’échange d’informations, d’éducation, et même de terrorisme, il est clair que, la citoyenneté numérique, de plus en plus d’actualité aujourd’hui contribue, et de manière considérable, autant à la création, qu’à la consolidation de liens particuliers entre individus, organisations et nations, tant pour le meilleur que le pire (hélas !).

Et à l’heure où la tendance est de plus en plus aux regroupements (entre Etats d’une région ou d’une sous région, entre des individus, des associations ou organismes partageant les mêmes idéaux, et/ou visant des intérêts semblables, etc.), qu’est ce qui, mieux qu’Internet, est susceptible de « soutenir » et d’accompagner au mieux cette dynamique ? Difficile de trouver mieux, si tant il est vrai que la toile est devenue, au fil des années, un véritable « carrefour des différentes cultures du monde entier ».

Sur Internet, je me sens n’appartenir à aucun pays en particulier, mais au monde tout entier. Je m’y vois comme un citoyen du monde, libre, et surtout, je m’y sens très utile. Mieux que tous les autres médias, le Net représente le lieu par excellence de la liberté d’expression, et de mouvement (dans la mesure du possible). On y apprend beaucoup des autres, mais mieux encore, on peut y apprendre énormément de choses aux autres.

En ce qui me concerne, j’ai de plus en plus de mal à imaginer ma vie sans cet outil, tellement il m’a apporté  et continue de m’apporter de choses, bonnes ou mauvaises, dans la vie. Et les exemples allant dans ce sens sont légions. Qu’il s’agisse de mes études, de mon bien-être social ou même de ma vie privée. Ma timidité par exemple, m’a  souvent empêché de me faire des amis dans la vraie vie. Mais, grâce au Net, aujourd’hui j’en ai des centaines. Des personnes que je n’ai jamais rencontré en vrai pour la plupart certes, mais qui me connaissent bien, du moins assez pour me procurer un certain bonheur. Du coup, je me sens très proche de nombreuses personnes, des jeunes comme moi pour la plupart certes, mais pourtant géographiquement très éloignés et « culturellement » très différents de moi. Des personnes avec qui je n’ai forcément pas un passé commun, mais avec qui je partage un présent presqu’identique, et avec qui un avenir assez similaire, à certains égards, semble se dessiner. Il y’a comme un lien qui nous rapproche tous, un peu plus chaque jour, et nous rappelle qu’en fait nous ne sommes peut-être pas si différents les uns des autres au final : ce lien biensûr c’est Internet.

Si aujourd’hui je me sens citoyen du monde, c’est parce que j’ai la possibilité d’être au fait, de manière parfois instantanée, d’actualités se déroulant à des milliers, voire des millions de kilomètres de moi. Je peux désormais me faire entendre, donner mon point de vue et même proposer des solutions, sur nombre de problèmes et/ou faits d’actualité. Je me sens plus impliqué dans certains combats, dans certains processus de prises de décision sur des sujets concernant aussi bien mon avenir que celui de personnes que je ne connais personnellement pas forcément. Mais surtout (et c’est le plus important pour moi), je peux informer les gens sur des faits qui les intéressent et même les interpellent, mais dont ils ne peuvent pas forcément être des témoins (via mon blog). A travers mes implications dans bien d’activités en ligne, je sers, d’une certaine manière, de trait d’union entre mon pays et ceux qui n’y vivent pas, mais peuvent être au courant de son évolution à travers certaines mes publications en ligne. Je participe ainsi à faciliter à ces personnes l’accès à une information qu’ils ne trouveront pas forcément dans les médias dits traditionnels (Radio, Télévision, Presse écrite, etc.) des pays dans lesquels ils vivent. Je peux ainsi donc, apporter ma contribution, aussi modeste puisse-t-elle être, à la construction de ce monde numérique, dans lequel beaucoup voient l’avenir de ce monde tout simplement.

Mais biensûr, le chemin pour y parvenir est bien semé d’obstacles, qui varient selon les contextes. Il peut s’agir entre autre, des problèmes d’accès à Internet (notamment du coût et/ou de la qualité – du débit – de la connexion) communs à la plupart des pays du Sud, comme celui dans lequel je vis ; de la question des normes censées réguler l’usage de l’Internet, notamment en ce qui concerne la vérification des contenus (allusion faite ici à l’absence de normes clairement établies au niveau de chaque Etat, et aux problèmes de censure qui persistent dans certains pays…entre autres), etc. Mais, toujours est-il que, pour bon nombre de personnes, vivant dans ces pays, la citoyenneté numérique est loin d’être une réalité, si tant il est vrai qu’Internet reste un luxe pour beaucoup. Ceci est dû à divers facteurs, parmi lesquels figure en bonne place, en ce qui concernent les pays africains par exemple;

  • Le problème d’accès à l’information, surtout dans les pays aux régimes totalitaires.
  • La pauvreté, car beaucoup de personnes n’ont pas les moyens d’avoir accès à Internet
  • Le problème des mentalités, dans certains de ces pays où les citoyens jouissent d’une certaine liberté d’expression, mais manquent d’intérêt pour la culture du numérique. Car avant tout, utiliser Internet, dans un certain sens, c’est d’abord une question d’argent certes, mais surtout de savoir.

Quoiqu’il en soit, la magie d’Internet n’est qu’à ses débuts, je pense. Car, la toile regorge encore de biens de mystères et est très loin d’avoir fini de révolutionner nos vies.

Bienvenue à Yaoundé

En cette période de vacances, Yaoundé (capitale du Cameroun), la « ville aux sept collines », comme on l’appelle affectueusement ici, semble plus que jamais éveillée. Elle bouillonne. Et çà c’est peu de le dire.

Entre les jeunes vacanciers qui n’arrêtent de monter et descendre les collines qui jalonnent cette ville située à 700 m d’altitude, à la recherche de « petits trésors » dont ils sont seuls à croire encore en l’existence ; et les moins jeunes, adultes affairés, ou autres touristes, embarqués dans une sorte de tourbillon d’allées et venues, on a du mal à réellement distinguer qui mène la danse ici, tellement leurs pas s’emmêlent, sur ces pavés vert-gris qui recouvrent les trottoirs assez étroits, de cette cité capitale, qu’on aime tant bien que mal. Et pour cause. Yaoundé ne laisse personne indifférent.

Le touriste en quête d’exotisme, qui arrive ici, sera surement intrigué et/ou fasciné, que ce soit par le décor naturel, ou alors par les scènes de la vie courante.

Car ici, tout peut prêter à rire ou à pleurer, c’est selon…les sensibilités. Tellement les contrastes sont parfois…marqués. Ainsi, certains jeunes (8 à 21 ans) reconvertis pour la plupart en vendeurs ambulants le temps des vacances, fourmillent dans les rues, vendant presque tout (fruits surtout) à la criée.  Des images qui dans certains pays seraient inimaginables, car assimilées au fameux « travail des enfants ». Mais, on le sait tous, et c’est très vrai, les valeurs diffèrent selon…

Loin de ces clichés misérabilistes, d’autres ont le cœur à la fête. Et c’est çà aussi Yaoundé. Les milieux culturels sont légions. On en trouve à presque tous les carrefours : cabaret, espaces /centres culturels.

C’est vrai, des espaces verts, les traditionnels zoos, et tout le reste, on en trouve. Mais, personnellement, j’adore assisté à un magnifique coucher de soleil, certains soirs en direct, perché sur les hauteurs  du Mont- Fébé.

Eau et Assainissement en Milieu Urbain En Afrique Subsaharienne

En milieu urbain dans plusieurs pays africains (Cameroun, Bénin, Niger…), moins de 50% de la population a accès à l’eau potable. Il en est de même de l’assainissement, dominé généralement par le système de « débrouillardise individuelle » qui pose de sérieux problèmes de gestion et de contamination des ressources hydriques par le transfert de déchets polluant.

Tout ceci  cause des maladies (surtout hydriques). La mortalité chez les jeunes (de 5 à 14 ans) par exemple est essentiellement imputable aux maladies infectieuses et parasitaires pour 62 % des décès. Car, les principales causes de mortalité et de morbidité en Afrique subsaharienne, de manière générale,  sont liées à 70% à l’insalubrité de la chaîne de l’eau, aux mauvaises conditions d’hygiène du milieu et à un faible accès aux services préventifs et curatifs de base que sont les services de santé et les infrastructures d’assainissement et d’approvisionnement en eau.

Déjà en 1992, le rapport sur le développement humain du PNUD,  affirmait que 62% des décès en Afrique sont liés à la mauvaise qualité de l’eau potable.

Il est donc clair que, la disponibilité des services sociaux de base n’est pas suffisante pour influencer assez positivement la qualité de vie et le bien-être social des populations. Il importe donc aux Etats de rendre compte de l’accessibilité et de l’utilisation de ces services. Peut-être devraient-ils aussi revoir leurs différentes politiques sociales, et pourquoi pas, accorder plus d’attention aux femmes, en ce sens qu’elles sont au cœur de tout progrès durable ?

Plaidoyer pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Afrique

  

Chaque minute dans le monde : 380 femmes tombent enceintes et parmi elles 110 connaissent des complications liées à leurs grossesses !

Au Cameroun seulement, toutes les deux heures: Une femme meurt des suites de complications liées à sa grossesse, à l’accouchement ou  à des suites de couche, et au moins six(06) nouveau-nés meurent !

La mortalité néonatale reste très élevée avec 42 décès pour 1000 naissances vivantes.

Tout ceci est lié à divers facteurs tels que la mauvaise qualité des soins, le manque de qualification du personnel soignant parfois ou de la pauvreté des femmes concernées entre autre ; auxquels s’ajoutent aussi parfois, le piteux état des structures sanitaires (surtout en milieu rural).

Si les pouvoirs publics ne s’impliquent pas davantage dans la lutte contre ce phénomène, le pire est à craindre !

Car à cette allure, si rien n’est vite fait, les 4e et 5e Objectifs du Millénaire pour le Développement à savoir Réduire de 2/3, soit environ 66% le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans  et  Réduire de ¾, soit environ 75%, le taux de mortalité maternelle  risquent, à coup sûr, de ne pas être atteint d’ici 2015.

Alors à notre niveau, joignons nos efforts en signant et faisant signer par nos proches, cette pétition visant à contraindre nos dirigeants à respecter leurs engagements. Car, nul n’est censé mourir en donnant la vie !

http://www.amnesty.org/en/appeals-for-action/help-stop-maternal-deaths-africa

Le taux de mortalité maternelle sans cesse croissant au Cameroun.

Le taux de mortalité maternelle est sans cesse croissant sur le continent et particulièrement au Cameroun. Une situation d’autant plus inquiétante que les causes de cette situation sont clairement identifiées. Il est donc temps de poser des actes concrets.

Peu de gens le savent peut-être. Pourtant, la plupart des décès sont enregistrés pendant les urgences obstétricales, ceci des centres de santé intégrés, jusqu’aux hôpitaux de référence. Selon les résultats d’un rapport effectué au Cameroun en 2004, plus de 699 femmes sur 100 000 meurent en donnant naissance. Des décès causés en partie par les mauvais systèmes de référence, la contre référence étant presque inexistante. De plus, la qualité du plateau technique laisse souvent à désirer.

Selon l’UNICEF, en 2008, le nombre annuel de naissances (en milliers) était de 704, et le nombre de décès des moins de 5 ans (en milliers) lui était de 89.

Lors de la 4e journée africaine de réduction de la mortalité maternelle et néonatale, célébrée le 08 mai dernier, le thème choisi était : « Mortalité maternelle et néonatale : Agissons ensemble pour la vaincre ». Le slogan arrêté par le ministère camerounais de la santé publique était : « Aider la femme camerounaise à ne pas mourir en donnant la vie : Moi je m’engage ».

Mais toujours est-il que, l’engagement des uns et des autres pour remédier à cette situation reste, à l’heure actuelle, presqu’invisible.