Quelle place pour l’éducation dans les budgets des pays en développement ?

A chaque fois que j’entends parler de développement, je me sens immédiatement interpellé. Ne me demandez pas pourquoi.  Peut-être bien parce que, vivant dans un pays dit en développement, je fais face à de nombreux aspects du « mal-développement » au quotidien. Problèmes d’accès à l’eau,   coupures d’électricité à répétition, absence d’infrastructures, précarité, etc. … Mais, ce qui me préoccupe le plus dans tout cela, ce sont les problèmes liés à l’éducation.

L’éducation est l’un des lieux par excellence d’observation d’une société, si tant il est vrai que c’est surtout à l’école que l’on enseigne les règles de conduites sociales et que l’on développe les facultés physiques, morales et intellectuelles qui président à la formation de notre personnalité entre autre.canstock9730857

Nul besoin de rappeler ici que l’éducation est à la base du développement de toute société, tant sur le plan humain qu’économique. L’UNESCO et des organisations toutes aussi crédibles, le font bien mieux.

Cependant, si l’éducation demeure un secteur clé pour le développement, les pays en développement ne lui accordent pas tous la même importance. L’éducation est un domaine qui, dans bon nombre de ces pays, reste essentiellement tributaire de l’aide internationale, comme le rappelle le site d’informations Terangaweb qui, dans un récent article affirme que : « plus de 25% du budget total pour l’éducation d’un grand nombre de pays africains est issu de l’aide internationale ». Une phrase qui a tout de suite attirer mon attention et suscité ma curiosité sur les parts de budgets alloués à l’éducation dans certains  pays africains.

A ma grande surprise, de manière générale, la part alloué à l’éducation dans les budgets des pays africains reste assez faible. C’est le cas notamment du Cameroun où elle ne représente en réalité qu’une part infime du budget de l’Etat. En réalité, en 2011 par exemple, l’Etat camerounais n’aurait consacré que 1/5e de son budget à l’éducation. Ailleurs, et dans la plupart des pays d’Afrique de l’Est la situation n’est point meilleure. Selon le journal en ligne DigitalCongo, entre 2004 et 2009,  la part du Budget allouée à l’Education est passée de 1,9 % à 14 % en RDC…

Quoiqu’il en soit, j’espère que la donne changera progressivement et que l’éducation retrouvera la place qu’elle mérite, car son importance pour l’avenir des sociétés la situe sans aucun doute au cœur de toutes les dynamiques, tant sociales que sociétales.

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Où en est le Cameroun avec ses Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’aube 2015 ?

A cette question, nombreux sont les camerounais qui ne sauraient quoi répondre. Les autorités pour la plupart, seraient embarrassées, tant le sujet ne semble pas les préoccuper plus que çà. Du moins en apparence. Et à l’heure où les Nations Unies envisage de se rencontrer ce mois de septembre 2010 pour évaluer les « avancées » de chaque pays au cas par cas, il y’a lieu de s’interroger sur le cas du Cameroun.

A ce sujet, le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (CNUDH) en Afrique centrale, situé au quartier Bastos à Yaoundé, organisait pour la deuxième fois, un carrefour littéraire, dont le thème retenu était : « Réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement : Une approche fondée sur les droits de l’homme ». Sans surprise, des membres du gouvernement prenaient part aux différents échanges et la rencontre a été ponctuée par diverses interventions, dont celle qui a le plus retenu mon attention, à savoir, l’intervention de Mr Idrissou YAP, Chef de la Cellule du Développement Humain au Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). Et, en sa qualité de représentant, dudit ministère, il a reconnu que « Sur les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement, le gouvernement camerounais a réalisé des efforts notables dans le domaine de l’éducation primaire pour tous et, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ».

Ainsi, en ce qui concerne les 2e et 3e OMD, quelques avancées sont à noter, même si pour le reste, la situation jusqu’ici, n’a pas de quoi faire sourire. Car, non seulement « la santé maternelle s’est dégradée.», mais aussi « Le taux de mortalité a cru pendant les 10 dernières années ». Des problèmes qui, selon le Chef de la Cellule du Développement Humain du Minepat toujours, découlent de la crise économique de 2008 qui, ayant frappé la plupart des partenaires étrangers du Cameroun, les a contraints d’une certaine manière, à réduire leurs budgets de financement de projets visant à réaliser la plupart de ces OMD.

Est-ce donc à dire, que tout ira mieux pour le Cameroun, quand cette fameuse crise économique de 2008 sera entièrement passée ? Je m’interroge….

Eau et Assainissement en Milieu Urbain En Afrique Subsaharienne

En milieu urbain dans plusieurs pays africains (Cameroun, Bénin, Niger…), moins de 50% de la population a accès à l’eau potable. Il en est de même de l’assainissement, dominé généralement par le système de « débrouillardise individuelle » qui pose de sérieux problèmes de gestion et de contamination des ressources hydriques par le transfert de déchets polluant.

Tout ceci  cause des maladies (surtout hydriques). La mortalité chez les jeunes (de 5 à 14 ans) par exemple est essentiellement imputable aux maladies infectieuses et parasitaires pour 62 % des décès. Car, les principales causes de mortalité et de morbidité en Afrique subsaharienne, de manière générale,  sont liées à 70% à l’insalubrité de la chaîne de l’eau, aux mauvaises conditions d’hygiène du milieu et à un faible accès aux services préventifs et curatifs de base que sont les services de santé et les infrastructures d’assainissement et d’approvisionnement en eau.

Déjà en 1992, le rapport sur le développement humain du PNUD,  affirmait que 62% des décès en Afrique sont liés à la mauvaise qualité de l’eau potable.

Il est donc clair que, la disponibilité des services sociaux de base n’est pas suffisante pour influencer assez positivement la qualité de vie et le bien-être social des populations. Il importe donc aux Etats de rendre compte de l’accessibilité et de l’utilisation de ces services. Peut-être devraient-ils aussi revoir leurs différentes politiques sociales, et pourquoi pas, accorder plus d’attention aux femmes, en ce sens qu’elles sont au cœur de tout progrès durable ?

Cameroon: Looking for a shelter

Everybody has the right to have a house (shelter). We all know that. But when we look around us, particularly for those who live in Africa, we observe that, this is one of the less respected human rights.

What’s happening in Kibera the bigest slum in Nairobi, Kenya, has some similarities with something that happened here in Yaoundé, Cameroon, last year.

Due to the will of the Urban Council to implement urbanisation projects/programs, through its projects named Yaoundé Horizon 2020 (Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme – SDAU ) (in French) , many slums have been destroyed, particularly in areas like Ntaba, Ekoudou (some of the most populated slums in Yaoundé) and hundreds of people soon became homeless.

Same scenario took place in Douala (the economic capital of Cameroon), where people, and whole families have been skedaddled out the University neighbourhood in March 2010 by the Urban Council too. Of course! Here, by doing this, they pretended that the University needed new buildings which should be built sooner, for academic purposes. I’m not against the fact that they want to extend the University. But…

I think, the real problem is not just about the fact that hundreds of people are displaced, but about their RELOCATION. Because here in Cameroon, like in some other african countries, there were no relocation plan, and those people at a moment’s notice, became homeless…and most of them are still homeless now. Isn’t that an injustice?

And till now, most of those displaced people have been neither indemnified nor relocated.

I can’t even imagine how it feels like (for them) to live in such a frame of mind. Aren’t they humans like all of us?

COPENHAGUE OU L’ESPOIR ENVOLE

Du 07 au 18 décembre 2009, la planète toute entière vibrait au rythme de Copenhague, où se tenait le sommet de tous les espoirs (en matière d’environnement). Car l’avenir de la planète s’y jouait, si tant il est vrai que le réchauffement climatique est l’un des défis majeurs de ce 21e siècle. Une crise qui, bien au-delà de la seule sphère environnementale, peut avoir des répercutions sur l’humanité et tout ce qui caractérise la vie sur terre. Il est désormais clair que la terre est victime des perturbations de ses grands équilibres physiques et même chimiques : l’atmosphère se dégrade, les sols s’érodent, la terre s’assèche, les glaciers fondent, des espèces disparaissent par centaines ou sont menacées d’extinction, les productions agricoles baissent, etc. Autant de scénarios qui montrent que le climat « disjoncte ». Et bien plus qu’un simple slogan d’un parti politique dit de verts : Il faut agir pour sauver la planète.

Le monde avait donc jugé impératif de s’assoir autour d’une table afin de réfléchir sur de nouvelles stratégies à élaborer, dans le but d’inverser cette tendance. Ceci biensûr, dans l’optique de sauver la planète de l’hécatombe qui la guette si d’ici quelques années rien n’est fait. Et l’Afrique, qui n’est responsable que d’à peine 3,7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, serait le continent le plus vulnérable face à cette crise !

Un grand défi donc, certes, mais surtout une urgence. Une urgence que n’ont pas semblé voir les 30 pays les plus industrialisés du monde [et les plus pollueurs !] qui, au grand damne du reste de l’humanité, n’ont pu être à même de s’entendre sur un nouvel accord plus contraignant et mieux efficace pour la lutte contre le réchauffement climatique, censé venir à la rescousse du protocole de Kyoto (adopté en 1997, mais entré en vigueur en 2005) ayant cours jusqu’en 2012…

Et malheureusement en attendant le prochain sommet à Mexico, les dérèglements du climat persistent et réduisent les espaces et les marges de survie des populations (tant humaines, qu’animales ou végétales) tant en Afrique qu’en Asie ou ailleurs.

Le seul point positif, à mon avis, s’il y’en a un, est que la société civile est de mieux en mieux informée sur les dangers qui la guettent, puisque les questions d’environnement sont désormais au centre de tous les débats (ou presque), politiques, économiques, sociaux, etc. Reste plus qu’une nouvelle façon de penser la solidarité internationale émerge, au-delà des nombreux clivages géopolitiques qui persistent sur notre très chère planète. J