Mon calvaire d’enseignant-débutant (1)

learnLes débuts d’une carrière, peu importe le métier et ce à quoi ces débuts ressemblent au fond, nous marquent presque toujours. Parfois à jamais. Et rarement de manière positive.

Ceux qui ont déjà eu à visiter un établissement d’enseignement secondaire en milieu rural au Cameroun, comme dans la plupart des pays de la sous-région, feront tous la même moue de dépit quand vous évoquerez ce sujet : La condition des enseignants affectés en milieu rural. Car, le sujet les agace plus qu’il ne les passionne et tous sont au moins d’accord sur un fait : personne ne mérite cela !

Passons sur les salles de classes désertes et toutes délabrées (lorsqu’il en existe véritablement) qui contrastent avec les effectifs pléthoriques de ces lycées dans grandes villes (dans lesquels j’avais effectué mes stages académiques) où il m’était parfois presqu’impossible de circuler entre les table-bancs et d’arriver au fond de la salle. Des table-bancs touchant presque parfois le tableau noir. Du moins, ce qui, au début servait de tableau noir et qui, avec l’usure et le temps a perdu de sa noirceur au point de finir par presque blanchir. Pas de commentaire sur l’état insalubre de l’établissement et du milieu lui-même. Ignorons les cris des animaux sauvages qui, s’amusant non loin, viennent par moment s’agripper à ce qui sert de fenêtre à ces supposées salles de classe, comme pour vous narguer, façon de vous rappeler que vous êtes « chez eux » si tant il est vrai que la nature leur appartient. Et j’en passe. Tout cela sans percevoir de salaire. Ah oui! Car la procédure du dossier d’intégration à la fonction publique met un temps fou (parfois des années)pour d’aboutir!De quoi s’indigner, franchement !

C’est le quasi-cauchemar dans lequel j’ai débuté ma carrière. Moi, jeune prof tout juste sorti de l’ENS et plein d’ambitions, jeté en plein cœur de la forêt équatoriale quelque part dans la région de l’Est Cameroun.

Je voyais ainsi tous mes rêves s’envoler. Toutes mes chances de poursuivre mes études académiques s’évanouir. Il m’arrivait parfois de pleurer certains soirs. Je m’étais imaginé plein de chose sur le début de ma carrière. Mais, je me rendais tout d’un coup compte que, même le pire des scénarios que j’avais envisagé jusque là, était plutôt une lune de miel comparé à ce que je vivais sur le terrain.

« Enseigner est un sacerdoce ». Cette phrase qu’un de mes profs à l’ENS nous rabâchait sans cesse était devenue mon nouveau credo. Et tous les enseignants camerounais vous le diront aussi. Pas seulement ceux exerçant en milieu rural et qui, presque coupé de la civilisation dite moderne regrette parfois d’avoir choisi ce métier et prient le bon Dieu chaque jour pour qu’il les sorte de là.

Car, il ne s’agit pas de snobisme. C’est inimaginable de travailler dans de telles conditions et on se demande comment est-ce qu’on pourrait parvenir à de bons résultats dans de telles conditions ? C’est peut-être l’avenir d’une bonne partie de la nation qui est en jeu.

Quelle place pour l’éducation dans les budgets des pays en développement ?

A chaque fois que j’entends parler de développement, je me sens immédiatement interpellé. Ne me demandez pas pourquoi.  Peut-être bien parce que, vivant dans un pays dit en développement, je fais face à de nombreux aspects du "mal-développement" au quotidien. Problèmes d’accès à l’eau,   coupures d’électricité à répétition, absence d’infrastructures, précarité, etc. … Mais, ce qui me préoccupe le plus dans tout cela, ce sont les problèmes liés à l’éducation.

L’éducation est l’un des lieux par excellence d’observation d’une société, si tant il est vrai que c’est surtout à l’école que l’on enseigne les règles de conduites sociales et que l’on développe les facultés physiques, morales et intellectuelles qui président à la formation de notre personnalité entre autre.canstock9730857

Nul besoin de rappeler ici que l’éducation est à la base du développement de toute société, tant sur le plan humain qu’économique. L’UNESCO et des organisations toutes aussi crédibles, le font bien mieux.

Cependant, si l’éducation demeure un secteur clé pour le développement, les pays en développement ne lui accordent pas tous la même importance. L’éducation est un domaine qui, dans bon nombre de ces pays, reste essentiellement tributaire de l’aide internationale, comme le rappelle le site d’informations Terangaweb qui, dans un récent article affirme que : « plus de 25% du budget total pour l’éducation d’un grand nombre de pays africains est issu de l’aide internationale ». Une phrase qui a tout de suite attirer mon attention et suscité ma curiosité sur les parts de budgets alloués à l’éducation dans certains  pays africains.

A ma grande surprise, de manière générale, la part alloué à l’éducation dans les budgets des pays africains reste assez faible. C’est le cas notamment du Cameroun où elle ne représente en réalité qu’une part infime du budget de l’Etat. En réalité, en 2011 par exemple, l’Etat camerounais n’aurait consacré que 1/5e de son budget à l’éducation. Ailleurs, et dans la plupart des pays d’Afrique de l’Est la situation n’est point meilleure. Selon le journal en ligne DigitalCongo, entre 2004 et 2009,  la part du Budget allouée à l’Education est passée de 1,9 % à 14 % en RDC…

Quoiqu’il en soit, j’espère que la donne changera progressivement et que l’éducation retrouvera la place qu’elle mérite, car son importance pour l’avenir des sociétés la situe sans aucun doute au cœur de toutes les dynamiques, tant sociales que sociétales.

Cameroun : L’eau potable toujours aussi rare dans la ville de Yaoundé

« L’eau c’est la vie » dit l’adage. Si cet adage était si vrai, de nombreux camerounais seraient probablement sans vie aujourd’hui. Car, au Cameroun, dans les deux grandes villes du pays que sont Yaoundé et Douala en particulier, l’eau est une denrée rare. Très rare par moment. Ce qui fait de l’accès à l’eau potable, un sérieux problème pour les ménages qui voient de moins en moins d’eau couler de leurs robinets.

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Un camion-citerne de la Camwater ravitaillant les habitants du quartier Nkolndongo à Yaoundé. ©Menphil

Des scènes comme celle-ci, les habitants de certains quartiers de la capitale en sont familiers.  Des camions-citernes de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), l’entreprise en charge de « la gestion, pour le compte de l’Etat, des biens et droits affectés au service public de l’eau potable en milieu urbain et périurbain » au Cameroun, volant au secours des populations des quartiers victimes des récurrentes pénuries d’eau dans la ville de Yaoundé. Son ambition affichée de « fournir une eau de très bonne qualité à toute la population camerounaise » s’apparente toujours plus à une chimère vu les réalités auxquelles restent confrontés de nombreux camerounais.

L’accès à de l’eau potable est presque devenu un luxe. Un petit privilège. Si tant il est vrai qu’à peine 35% de la population au Cameroun a accès à l’eau potable. Une réalité bien surprenante, vu les ressources en eau dont dispose le pays, même si 72% de ces ressources en eau soit réparti dans la partie méridionale du pays.

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau en mars dernier, des initiatives citoyennes ayant pour but de dénoncer cette situation avaient vu le jour. L’on observait des revendications de consommateurs, rappelant au gouvernement que le droit à l’eau potable est un droit fondamental; des associations fustigeant ce qu’elles qualifiaient d’inaction du gouvernement sur cette question. Bien avant cela, des faits de société, un brin anodins, mais pourtant très révélateurs, attiraient déjà l’attention sur la situation dans l’Est du pays. Car, les difficultés d’accès à l’eau cachent bien d’autres problèmes, d’ordre sanitaire tels que les maladies hydriques qu’elles entrainent parfois.

Toutefois, bon nombre de projets sont initiés à travers le pays par plusieurs acteurs. Mais toutefois, qu’il s’agisse de l’Etat camerounais dans le cadre d’accords bilatéraux avec ses partenaires au développement ou d’initiatives inter-étatiques ou des collectivités territoriales, qui se mobilisent de plus en plus, toujours est-il que beaucoup reste encore à faire pour améliorer la distribution en eau potable sur l’ensemble du territoire.

Cameroun : L’épidémie de Choléra continue de se répandre dans le pays

Déclarée officiellement au mois de mai 2010 (même si certains journalistes en parlaient déjà un mois avant), la pire épidémie de choléra qu’ait connu le Cameroun en 10 ans, ne cesse de progresser.

Après la région de l’extrême nord, où les tous premiers cas ont été décelés, elle s’est répandue peu à peu dans les régions du Nord, et de l’Adamaoua ; puis du Centre, du Littoral et l’Ouest, où quelques cas ont été décelés récemment également. Ce qui fait un total de six (06) régions touchées sur les dix (10) que compte le pays.

Jusqu’ici, le bilan officiel restait de 421 morts déclarés et plus de 6 000 personnes infectées entre les mois de Mai et Août, même si certains médias parlaient de plus de 600 morts sur cette même période.

Toutefois, force est de reconnaître les nombreux efforts menés par le Gouvernement, notamment en ce qui concerne les campagnes de sensibilisation des populations, sur les risques qu’ils encourent, et surtout, sur les précautions à prendre pour éviter d’attraper la maladie. Des campagnes qui bien sûr, aux yeux d’une certaine opinion, arrivent trop tard, l’épidémie étant déjà déclarée. Mais, comme le disent certains : « Mieux vaut tard que jamais non ? »

Où en est le Cameroun avec ses Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’aube 2015 ?

A cette question, nombreux sont les camerounais qui ne sauraient quoi répondre. Les autorités pour la plupart, seraient embarrassées, tant le sujet ne semble pas les préoccuper plus que çà. Du moins en apparence. Et à l’heure où les Nations Unies envisage de se rencontrer ce mois de septembre 2010 pour évaluer les « avancées » de chaque pays au cas par cas, il y’a lieu de s’interroger sur le cas du Cameroun.

A ce sujet, le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (CNUDH) en Afrique centrale, situé au quartier Bastos à Yaoundé, organisait pour la deuxième fois, un carrefour littéraire, dont le thème retenu était : « Réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement : Une approche fondée sur les droits de l’homme ». Sans surprise, des membres du gouvernement prenaient part aux différents échanges et la rencontre a été ponctuée par diverses interventions, dont celle qui a le plus retenu mon attention, à savoir, l’intervention de Mr Idrissou YAP, Chef de la Cellule du Développement Humain au Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). Et, en sa qualité de représentant, dudit ministère, il a reconnu que « Sur les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement, le gouvernement camerounais a réalisé des efforts notables dans le domaine de l’éducation primaire pour tous et, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ».

Ainsi, en ce qui concerne les 2e et 3e OMD, quelques avancées sont à noter, même si pour le reste, la situation jusqu’ici, n’a pas de quoi faire sourire. Car, non seulement « la santé maternelle s’est dégradée.», mais aussi « Le taux de mortalité a cru pendant les 10 dernières années ». Des problèmes qui, selon le Chef de la Cellule du Développement Humain du Minepat toujours, découlent de la crise économique de 2008 qui, ayant frappé la plupart des partenaires étrangers du Cameroun, les a contraints d’une certaine manière, à réduire leurs budgets de financement de projets visant à réaliser la plupart de ces OMD.

Est-ce donc à dire, que tout ira mieux pour le Cameroun, quand cette fameuse crise économique de 2008 sera entièrement passée ? Je m’interroge….

Un monde meilleur est-il encore possible sans Internet ?

« L’illettré du 21e siècle sera celui qui ne saura pas se servir de l’outil informatique », entend-on dire ici et là depuis quelques années. Il y’a quelques années justement, je ne savais pas ce qu’était Internet. C’est à peine si je savais allumer un ordinateur d’ailleurs. Puis, il a fallu qu’un jour, feuilletant un magazine dans la bibliothèque de la municipalité où je vivais à l’époque, je découvre une adresse électronique portant un signe qui m’intrigua et suscita soudain, mon intérêt pour l’informatique. Ce signe ressemblait étrangement à la lettre « a » de l’alphabet français, que je reconnaissais bien, mais bizarrement, il était doté d’une longue queue qui l’entourait. J’essayai tant bien que mal, de recopier ce signe, que je fis examiner par mon frère aîné, qui m’expliqua de quoi il s’agissait en fait. « Il s’agit de l’arobase » m’avait-il dit avant de m’expliquer ensuite, son origine et son importance, dans notre cher monde en ce 21e siècle. Un simple signe parmi tant d’autres certes, mais le symbole de ce qui allait révolutionner ma vie. Car, ce jour-là, je décidai de faire désormais partie de ces « happy few », ces personnes considérées comme des citoyens du monde.

Il est clair qu’aujourd’hui, le monde se veut de plus en plus être une sorte de village global. Et nul ne doute qu’Internet fait désormais partie des nombreux vecteurs de cette mondialisation . On le sait, c’est l’un des rares lieux (même si virtuel), où l’on arrive encore à jouir d’une liberté totale (bien qu’une certaine censure existe encore dans de nombreux pays), de s’informer, de partager, de communiquer et d’être connecté au reste du monde à tout moment.

La toile pourrait apparaître à bien des égards tant comme l’origine que la solution, pour bon nombre de problèmes auxquels nous, êtres humains des temps dits modernes, sommes confrontés aujourd’hui, s’accorde-t-on à dire. Car, qu’il s’agisse de diffusion, de partage et/ou d’échange d’informations, d’éducation, et même de terrorisme, il est clair que, la citoyenneté numérique, de plus en plus d’actualité aujourd’hui contribue, et de manière considérable, autant à la création, qu’à la consolidation de liens particuliers entre individus, organisations et nations, tant pour le meilleur que le pire (hélas !).

Et à l’heure où la tendance est de plus en plus aux regroupements (entre Etats d’une région ou d’une sous région, entre des individus, des associations ou organismes partageant les mêmes idéaux, et/ou visant des intérêts semblables, etc.), qu’est ce qui, mieux qu’Internet, est susceptible de « soutenir » et d’accompagner au mieux cette dynamique ? Difficile de trouver mieux, si tant il est vrai que la toile est devenue, au fil des années, un véritable « carrefour des différentes cultures du monde entier ».

Sur Internet, je me sens n’appartenir à aucun pays en particulier, mais au monde tout entier. Je m’y vois comme un citoyen du monde, libre, et surtout, je m’y sens très utile. Mieux que tous les autres médias, le Net représente le lieu par excellence de la liberté d’expression, et de mouvement (dans la mesure du possible). On y apprend beaucoup des autres, mais mieux encore, on peut y apprendre énormément de choses aux autres.

En ce qui me concerne, j’ai de plus en plus de mal à imaginer ma vie sans cet outil, tellement il m’a apporté  et continue de m’apporter de choses, bonnes ou mauvaises, dans la vie. Et les exemples allant dans ce sens sont légions. Qu’il s’agisse de mes études, de mon bien-être social ou même de ma vie privée. Ma timidité par exemple, m’a  souvent empêché de me faire des amis dans la vraie vie. Mais, grâce au Net, aujourd’hui j’en ai des centaines. Des personnes que je n’ai jamais rencontré en vrai pour la plupart certes, mais qui me connaissent bien, du moins assez pour me procurer un certain bonheur. Du coup, je me sens très proche de nombreuses personnes, des jeunes comme moi pour la plupart certes, mais pourtant géographiquement très éloignés et « culturellement » très différents de moi. Des personnes avec qui je n’ai forcément pas un passé commun, mais avec qui je partage un présent presqu’identique, et avec qui un avenir assez similaire, à certains égards, semble se dessiner. Il y’a comme un lien qui nous rapproche tous, un peu plus chaque jour, et nous rappelle qu’en fait nous ne sommes peut-être pas si différents les uns des autres au final : ce lien biensûr c’est Internet.

Si aujourd’hui je me sens citoyen du monde, c’est parce que j’ai la possibilité d’être au fait, de manière parfois instantanée, d’actualités se déroulant à des milliers, voire des millions de kilomètres de moi. Je peux désormais me faire entendre, donner mon point de vue et même proposer des solutions, sur nombre de problèmes et/ou faits d’actualité. Je me sens plus impliqué dans certains combats, dans certains processus de prises de décision sur des sujets concernant aussi bien mon avenir que celui de personnes que je ne connais personnellement pas forcément. Mais surtout (et c’est le plus important pour moi), je peux informer les gens sur des faits qui les intéressent et même les interpellent, mais dont ils ne peuvent pas forcément être des témoins (via mon blog). A travers mes implications dans bien d’activités en ligne, je sers, d’une certaine manière, de trait d’union entre mon pays et ceux qui n’y vivent pas, mais peuvent être au courant de son évolution à travers certaines mes publications en ligne. Je participe ainsi à faciliter à ces personnes l’accès à une information qu’ils ne trouveront pas forcément dans les médias dits traditionnels (Radio, Télévision, Presse écrite, etc.) des pays dans lesquels ils vivent. Je peux ainsi donc, apporter ma contribution, aussi modeste puisse-t-elle être, à la construction de ce monde numérique, dans lequel beaucoup voient l’avenir de ce monde tout simplement.

Mais biensûr, le chemin pour y parvenir est bien semé d’obstacles, qui varient selon les contextes. Il peut s’agir entre autre, des problèmes d’accès à Internet (notamment du coût et/ou de la qualité – du débit – de la connexion) communs à la plupart des pays du Sud, comme celui dans lequel je vis ; de la question des normes censées réguler l’usage de l’Internet, notamment en ce qui concerne la vérification des contenus (allusion faite ici à l’absence de normes clairement établies au niveau de chaque Etat, et aux problèmes de censure qui persistent dans certains pays…entre autres), etc. Mais, toujours est-il que, pour bon nombre de personnes, vivant dans ces pays, la citoyenneté numérique est loin d’être une réalité, si tant il est vrai qu’Internet reste un luxe pour beaucoup. Ceci est dû à divers facteurs, parmi lesquels figure en bonne place, en ce qui concernent les pays africains par exemple;

  • Le problème d’accès à l’information, surtout dans les pays aux régimes totalitaires.
  • La pauvreté, car beaucoup de personnes n’ont pas les moyens d’avoir accès à Internet
  • Le problème des mentalités, dans certains de ces pays où les citoyens jouissent d’une certaine liberté d’expression, mais manquent d’intérêt pour la culture du numérique. Car avant tout, utiliser Internet, dans un certain sens, c’est d’abord une question d’argent certes, mais surtout de savoir.

Quoiqu’il en soit, la magie d’Internet n’est qu’à ses débuts, je pense. Car, la toile regorge encore de biens de mystères et est très loin d’avoir fini de révolutionner nos vies.

Bienvenue à Yaoundé

En cette période de vacances, Yaoundé (capitale du Cameroun), la « ville aux sept collines », comme on l’appelle affectueusement ici, semble plus que jamais éveillée. Elle bouillonne. Et çà c’est peu de le dire.

Entre les jeunes vacanciers qui n’arrêtent de monter et descendre les collines qui jalonnent cette ville située à 700 m d’altitude, à la recherche de « petits trésors » dont ils sont seuls à croire encore en l’existence ; et les moins jeunes, adultes affairés, ou autres touristes, embarqués dans une sorte de tourbillon d’allées et venues, on a du mal à réellement distinguer qui mène la danse ici, tellement leurs pas s’emmêlent, sur ces pavés vert-gris qui recouvrent les trottoirs assez étroits, de cette cité capitale, qu’on aime tant bien que mal. Et pour cause. Yaoundé ne laisse personne indifférent.

Le touriste en quête d’exotisme, qui arrive ici, sera surement intrigué et/ou fasciné, que ce soit par le décor naturel, ou alors par les scènes de la vie courante.

Car ici, tout peut prêter à rire ou à pleurer, c’est selon…les sensibilités. Tellement les contrastes sont parfois…marqués. Ainsi, certains jeunes (8 à 21 ans) reconvertis pour la plupart en vendeurs ambulants le temps des vacances, fourmillent dans les rues, vendant presque tout (fruits surtout) à la criée.  Des images qui dans certains pays seraient inimaginables, car assimilées au fameux « travail des enfants ». Mais, on le sait tous, et c’est très vrai, les valeurs diffèrent selon…

Loin de ces clichés misérabilistes, d’autres ont le cœur à la fête. Et c’est çà aussi Yaoundé. Les milieux culturels sont légions. On en trouve à presque tous les carrefours : cabaret, espaces /centres culturels.

C’est vrai, des espaces verts, les traditionnels zoos, et tout le reste, on en trouve. Mais, personnellement, j’adore assisté à un magnifique coucher de soleil, certains soirs en direct, perché sur les hauteurs  du Mont- Fébé.

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